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Des personnalités politiques citées dans un rapport du comité de rémunération

Les noms de quatre personnalités politiques liégeoises sont cités dans un rapport du comité de rémunération de Nethys.

Deux représentants du PS (Jean-Claude Marcourt et Jean-Pierre Hupkens) et du MR (Daniel Bacquelaine et Pierre-Yves Jeholet) figurent en effet dans ce document, l’hebdomadaire y voyant la confirmation de l’existence de « mains invisibles » dans le dossier Nethys, révèle Le Vif.

Le 4 juin 2020, les anciens dirigeants de l’intercommunale Pierre Meyers, François Fornieri et Jacques Tison couchent sur papier les noms de ces quatre «mains invisibles» dans un rapport du comité de rémunération (CNR) relatif aux indemnités versées aux membres du comité de direction.

Selon ce document, deux réunions se sont tenues en présence de ces quatre personnalités les 21 décembre 2018 et 14 janvier 2019 à Liège. Le document précise que les processus de privatisation des activités concurrentielles ont été abordés et confirmés. Autrement dit, un an et demi après la publication du rapport de la commission d’enquête parlementaire Publifin, qui réclamait la cession des activités concurrentielles de Nethys, le point a été fait pour accélérer la cadence, écrit Le Vif.

Un autre sujet a, lui aussi, été abordé et confirmé  selon ce rapport du CNR : la volonté générale de tenir compte, pour le sort à réserver aux membres du management en place, de l’importante création de valeur économique issue de leur action au profit des actionnaires de l’entreprise.

L’existence de ce document confirme, selon Le Vif, les propos tenus par l’ancien président de Nethys, Pierre Meyers, le 16 septembre 2019 : « nous avons tenu informés des progrès les principaux responsables politiques concernés. »

Avant octobre 2018, ces discrètes réunions ont également associé les démocrates humanistes, avait déclaré l’ex-ministre cdH Alda Greoli le 15 février à la RTBF. « D’autres mains invisibles ont donc aussi été à la manœuvre quand, le 22 mai 2018, le comité de rémunération a décidé d’octroyer les faramineuses indemnités de rétention qui ont jusqu’ici envoyé six personnes en détention préventive », ajoute Le Vif.

Contactés par l’hebdo jeudi, les quatre «mains invisibles» présumées déclarent que jamais elles n’ont discuté, lors de ces réunions, des indemnités de rétention des managers ou des ventes des filiales de Nethys telles qu’elles ont été finalement conclues dans le secret.

Daniel Bacquelaine et Jean-Pierre Hupkens estiment même que ce document, qui mouille des politiques, fait en réalité partie de la stratégie de défense des membres du CNR et du management de Nethys actuellement sous les feux de la justice.

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