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Il y a 60 ans, l’assassinat de Patrice Lumumba

Un crime politique avec des responsabilités belges

Le 17 janvier 1961, au début de la nuit, l’ancien Premier ministre Lumumba et ses deux compagnons, Maurice Mpolo et Joseph Okito, sont exécutés par un peloton de la gendarmerie-armée katangaise commandé par un officier mercenaire belge, en présence de plusieurs ministres du Katanga en sécession.

Patrice Lumumba, devenu Premier ministre du Congo le jour de l’indépendance, le 30 juin 1960, l’a été pendant 67 jours seulement, avant d’être révoqué en septembre, puis assigné à résidence, arrêté ensuite, et transféré enfin au Katanga, pour y trouver la mort le soir même.

 

 

Soixante ans plus tard, grâce surtout au minutieux travail de la commission d’enquête de la Chambre des représentants belge et de ses experts, une part de lumière peut éclairer et permettre de mieux comprendre ces événements tragiques, leur enchaînement et les responsabilités tant au Congo qu’à l’étranger, y compris celles, irréfutables, de responsables belges.

Deux a priori doivent être évités : l’assassinat de Lumumba n’est pas dû à son discours du 30 juin 1960 devant le roi Baudouin, comme certains le croient encore ; il n’est pas non plus le résultat d’un complot organisé minutieusement depuis la rupture avec la Belgique, le 14 juillet. C’est le résultat d’un lent processus par lequel une coalition large, mais hétéroclite, s’est engagée, en y voyant la solution possible pour régler la crise que traversait le Congo et surtout pour y conserver chacun son pouvoir ou son influence.

Six mois contre Lumumba : les responsables belges sont intervenus directement ou indirectement de manière persistante pour affaiblir le gouvernement Lumumba, dès juillet 1960, contribuer à renverser le Premier ministre, obtenir son assignation à résidence et son incarcération, et faire réaliser le transfert de Lumumba au Katanga, où il sera assassiné.

Personne n’expliquera jamais ouvertement les raisons de cette politique, mais il est clair que Lumumba était considéré par ces responsables belges comme le leader congolais qui pouvait contrecarrer l’influence belge et occidentale au Congo indépendant.

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