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Jean-Paul Belmondo S’en est allé

Jean-Paul Belmondo : le mouton noir était devenu l’acteur le plus innovant de sa génération.

(AFP)

Une star s’en est allée. L’acteur français Jean-Paul Belmondo, surnommé Bébel par le public qui l’adorait, est décédé cet après-midi à l’âge de 88 ans après avoir réalisé une carrière immense. 

Monstre sacré du cinéma français, l’acteur Jean-Paul Belmondo est décédé ce lundi 6 septembre 2021. Né à Neuilly-sur-Seine le 9 avril 1933 dans une famille d’artistes, il se dirige d’abord vers une carrière sportive, puisqu’il pratique la boxe en amateur puis en professionnel. 

C’est finalement dans la comédie que Jean-Paul Belmondo se révèle totalement. Admis au conservatoire d’art dramatique en 1952 après deux tentatives ratées, l’acteur commence sa carrière au théâtre avant de découvrir le cinéma sous la direction de Marc Allégret en 1958. Mais c’est en jouant dans un film de Jean-Luc Godard (« À bout de souffle »), qu’il connaît sa consécration. 

 

 

Par la suite, les films s’enchaînent sous la direction des plus grands réalisateurs. On peut citer Jean-Pierre Melville en 1961 avec « Léon Morin prêtre », mais aussi Henri Verneuil dans « Un singe en hiver » la même année. Mais Jean-Paul n’a jamais voulu appartenir à un seul monde, et il mélange les genres avec brio en passant d’un film d’aventures comme « L’homme de Rio » à des films d’auteur de la Nouvelle Vague tels que « Pierrot le fou » de Godard ou encore « La Sirène du Mississipi » de François Truffaut. 

 

 

Après une longue période durant laquelle il se spécialisera quelque peu vers les comédies et les films d’aventures dans lesquels il enchaîne les cascades, il retrouve un succès considérable dans les années 80 sous la direction de Gérard Oury ou encore Georges Lautner. Affaibli depuis un accident vasculaire cérébral, il se faisait plus rare au cinéma depuis les années 2000. 

Pour son immense carrière, « Bébel » avait reçu plusieurs hommages comment 2011 au festival de Cannes, mais également en 2016 à la Mostra de Venise, ou enfin aux César l’année suivante.