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Jean-Pierre Bacri est décédé ce lundi, à 69 ans

Le comédien et scénariste français était connu pour ses longues collaborations avec Agnès Jaoui et ses rôles dans « On connaît la chanson » ou encore « Didier ».

Le comédien et scénariste Jean-Pierre Bacri, à l’affiche de « Didier », « Le Goût des autres », « On connaît la chanson », et, plus récemment, « Le Sens de la Fête », est décédé à l’âge de 69 ans ce lundi, a annoncé son agente, Anne Alvares-Correa. Il s’est éteint des suites d’un cancer.

Jean-Pierre Bacri avait fait ses débuts dans les années 1980, où il brillait aussi bien sur le grand écran que sur les planches. C’est aussi durant la même période qu’il a rencontré celle qui allait devenir sa partenaire de création au cinéma et au théâtre, et sa compagne pendant plus de vingt ans : Agnès Jaoui. Leur dernier film, « Place publique », est sorti en 2018.

Dans les années 1990, c’est la consécration : il décroche son premier Molière de l’auteur avec Agnès Jaoui, pour la pièce « Cuisine et Dépendances », vite adaptée au cinéma. Le duo se voit aussi attribuer son premier César en 1994, pour le scénario du film « Smoking/No Smoking », d’Alain Resnais, et en recevra trois autres pour « Un air de famille », « On connaît la chanson » et « Le Goût des autres ». Seul, Jean-Pierre Bacri avait aussi reçu le César meilleur acteur dans un second rôle dans « On connaît la chanson ».

« Je préfère les anti-héros »

La liste des collaborations de l’artiste, aux multiples casquettes, est elle aussi bien longue : Alain Chabat, Cédric Klapisch, Claude Berri, Alain Resnais… A l’écran, on retient de lui l’image d’un acteur interprétant souvent des personnages plutôt râleurs, bougons, dotés d’une touche d’humanité. « Je suis incapable de faire autre chose que du Bacri, parce que je suis Bacri », nous racontait-il en 2017, lors de la sortie du « Sens de la Fête ».

« A mes yeux, j’ai toujours joué des rôles différents. Après, je ne suis pas un gars souriant et ce que je suis, comme ma façon de concevoir la vie, passe à travers l’écran. Les choses guillerettes ne m’intéressent pas, je préfère les antihéros. »

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