Une partie de la police judiciaire fédérale (PJF) de Liège a été évacuée

En cause, une inquiétude quant à la stabilité de deux blocs au sein des bâtiments situés rue Saint-Léonard.

Ils concernent es blocs abritant la direction judiciaire, mais aussi la direction opérationnelle et une partie de la section antiterroriste. En tout, près de cinquante personnes ont dû quitter les lieux.

Une évacuation qui intervient alors que la journée est déjà bien chargée pour la police liégeoise. Selon François Farcy, directeur judiciaire de Liège : « Lors de l’opération de ce matin visant une « bande criminelle de motards », des collègues sont descendus dans la cave où nous traitons les relevés d’empreintes. Le sol s’était soulevé de 50 centimètres alors que tout était encore normal hier soir. À un autre étage, du carrelage s’était affaissé. Nous craignons pour la stabilité du bâtiment. Nous avons pris les mesures de précaution qui s’imposaient ».

« Il y a des fissures. Selon nos techniciens, il ne s’agit pas d’un problème d’infiltration d’eau. La ville de Liège et la Régie des bâtiments ont dépêché leurs ingénieurs sur place pour faire un constat. On verra en fonction de leur rapport si on peut réinvestir ces bâtiments ». Dans les prochains jours, le personnel concerné va poursuivre ses missions en télétravail. 

La situation dans les bâtiments alloués à la PJF de Liège est préoccupante depuis plusieurs mois. Nos confrères du Soir dévoilaient il y a moins d’un mois les résultats d’une enquête sur l’état de délabrement de ces bâtiments : problèmes de stabilité, amiante, système électrique défaillant. François Farcy précise, dépité : « Il s’agit justement de deux seuls blocs qui n’étaient pas menacés de fermeture jusqu’ici ».

Plusieurs syndicats réagissent

La PJF de Liège est installée sur trois sites différents. Rue Saint-Léonard, rue Saint-Gilles et rue du Palais. Des problèmes se posent aux trois endroits. Ce dossier est suivi depuis longtemps par Eddy Quaino, permanent CGSP-Police. À l’annonce de l’évacuation de deux blocs de la rue Saint Léonard, le syndicaliste n’est pas surpris : « Il y a quelques jours, on a eu un problème avec une canalisation d’eau et un problème avec l’installation électrique. Aujourd’hui, on dit stop ! On ne peut plus prendre de risque avec le personnel ».

La demande de la CGSP-Police est donc très claire : « On réclame la fermeture de ces infrastructures. Elles ne sont pas dignes d’une police du 21e siècle ».

Le SYPOL.be, le Syndicat de la Police belge, de la Sûreté de l’État et des Établissements Pénitentiaires, a également réagi par voie de communiqué. Jean-Marie Hottat, le président du syndicat, rappelle que la situation est loin d’être neuve et pointe « la détérioration continue des conditions de travail sur ces sites et les risques grandissants pour la sécurité du personnel »

Source: RTBF